Section de Florange
Val de Fensch et Pays Haut, Porte de France et Val d'Alzette
Boire de la bière ou du vin augmente moins mon taux d’alcoolémie qu’un apéritif ou un digestif 
 
FAUX 
 
Quelle que soit la boisson alcoolisée, un « verre » représente à peu près la même quantité d’alcool. 25 cl de bière à 5° (un demi), 12,5 cl de vin de 10 à 12° (un « ballon », 3 cl d’alcool distillé à 40 ° (whisky, anisette, gin) contiennent à peu près 10 grammes d’alcool pur. Il est donc faux de croire que certaines boissons alcoolisées augmentent moins que d’autres le taux d’alcoolémie.  
 
Ce sont les alcooliques, les « autres », qui provoquent des accidents 
 
FAUX  
 
Dans 85% des cas d’accidents mortels liés à l’alcool, les responsables étaient des buveurs occasionnels. Il suffit souvent d’une fête de famille, d’un pot entre amis, d’un repas bien arrosé pour faire partie des « autres ». Le problème de l’alcool au volant est un problème au quotidien et qui est l’affaire de tous. 
 
J’ai trop bu. Si j’attends une heure avant de prendre la route, je serai en mesure de conduire. 
 
FAUX  
 
Si, à la fin d’un repas de 2 heures au cours duquel vous avez bu un apéritif et quatre verres de vin, vous êtes à 0,8 g/l, il vous faudra 2 à 3 heures pour être au seuil de 0,5 g/l et environ 7 heures pour être au « niveau 0 ». 
 
J’ai trop bu. Je bois de l’eau pour éliminer plus vite.  
 
FAUX  
 
Le corps n’élimine pas l’alcool plus vite lorsque l’on absorbe de l’eau. L’assimilation d’alcool par l’organisme est un processus complexe, effectué au niveau du foie et rien ne peut l’accélérer ni en effacer les effets. Eau, café salé, cuillerée d’huile, aucune recette ne peut remplacer le temps. 
 
L’absorption d’alcool est moins dangereuse au cours d’un repas qu’à jeun. 
 
VRAI et FAUX  
 
En moyenne, l’alcoolémie pour un verre d’alcool bu est d’environ 0,20 g/l selon les personnes. Ce taux est inférieur quand on boit au cours d’un repas. 
 
Attention : à jeun, le pic d’alcoolémie est atteint en une demi-heure ; en mangeant , il est atteint en 1 heure. 
 
Tandis que l’élimination progressive commence peu après avoir atteint son pic chez un sujet à jeun, la personne qui a mangé connaît une période dite de « plateau » au cours de laquelle le taux d’alcoolémie est maintenu avant de commencer à être éliminé. 
 
Je peux boire un peu plus, j’habite pas loin, je n’ai qu’un petit trajet à faire 
 
FAUX  
 
C’est sur des trajets courts et connus que les accidents sont les plus nombreux, en rase campagne comme en ville. 2 accidents corporels sur 3 se produisent en ville et 75 % des victimes sont des victimes locales : des piétons ou des occupants d’un véhicule immatriculé dans le département. L’attention est souvent moins soutenue quand on croît connaître tous les risques. 
 
Le médecin m’a dit de faire attention en conduisant car je suis en traitement médicamenteux, mais il ne m’a pas dit de ne pas conduire. 
 
ATTENTION 
 
Il faut adopter une attitude responsable lorsqu’on suit des traitements médicaux qui provoquent une baisse de l’attention. Conjugués à l’alcool, les effets de certains médicaments peuvent augmenter de façon significative le risque d’accident (somnolence, pertes de connaissance, vertiges, étourdissements, troubles visuels, hallucinations…).  
 
Avec la généralisation de l’automédication, ces risques concernent une partie importante de la population : il ne faut pas hésiter à demander conseil à un médecin ou à un pharmacien.